PUILLE Vernantes, 49


localisation
sur une carte IGN à 1/25000

Plan du hameau

Plan actuel
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AQUARELLE

LES PROPRIETAIRES DU HAMEAU (voir tableau)

(bilan de nos recherches actuelles, actes notariés en cours d'analyse)

  1. Au XVIIIème siècle :

    • La Carte de Cassini atteste de l'existence du hameau de Puillé avant 1789. Il devait très probablement appartenir à la famille d' Anne MARANDEAU1769), seconde épouse de René André LEVESQUE (1747-1838), originaire d'ALLONNES, qui y décéda le 25 avril 1815. Mais, dès 1600, il existait déjà un "seigneur de Puiller" en la personne de Michel HERVE, époux de Marguerite HUBERT et père de François HERVE, né en 1634, "Sieur de Launay", qui suivit Jacques DE JALESNES, commandeur templier, vers 1650 à Pont-Melvez, dans les Côtes d'Armor.
    • Il est parfois très difficile de s'y retrouver parmi les nombreuses familles MARANDEAU qui se côtoyaient dans les mêmes villages : Auverse, Jumelles, St Philbert-du-Peuple, La Breille, Mouliherne, mais surtout VERNOIL et VERNANTES (90%) (où elles étaient présentes depuis au moins l'année 1600).
    • Ce patronyme tient une place exceptionnelle dans la généalogie MARTINEAU-PLACAIS-RABOUIN :

      Pierre Joseph MARANDEAU et Joséphe BLANDIN, nos sosas 1952 et 1953, se marièrent à Vernantes le 24 novembre 1766.
      Ils eurent 4 filles et 5 fils dont URBAIN, PIERRE et JOSEPH qui furent à l'origine de plusieurs implexes exceptionnels

      • Des 2 frères URBAIN et PIERRE MARANDEAU, sont issus les 2 couples suivants :

        • Pierre MARTINEAU et Victoire MARANDEAU :implexe
        • Pierre MARTINEAU et Anne FOUQUE : 2 doubles implexes
      • Des 2 frères PIERRE et JOSEPH MARANDEAU est issu le couple suivant :

        • René Michel PLACAIS et Marie-Louise MARTINEAU : implexe

      • Des 3 frères URBAIN, PIERRE et JOSEPH MARANDEAU est issue Hélène PLACAIS, notre sosa 15 : triple implexe
  2. Au XIXème siècle :

    • René André LEVESQUEeut au moins 11 enfants de ses mariages avec Anne PROU (+1789) et Anne MARANDEAU (+1815). 6 d'entre eux, survivants, vécurent à Puillé dont 4 s'installèrent dans les 4 maisons d'habitation très modestes et cultivèrent les terres environnantes jusqu'à la fin du siècle, probablement dans une bonne ambiance familiale comme tendent à le prouver les actes notariés de donation "entre vifs" et de succession qui assurèrent la transmission du patrimoine entre cousins issus de germains.
    • La famille MARTINEAU joua un rôle déterminant dans la transmission de ce patrimoine familial :

      • Voici les étapes importantes de sa "migration" (30 kilomètres, nord-sud) dans le BAUGEOIS depuis 1600 :

        1600-1737
        1692
        1752-1788
        1789-1978
        BOCE
        LE GUEDENIAU
        ST PHILBERT-DU-PEUPLE
        VERNANTES

      • Notre branche Martineau (précisément au 17ème siècle) devait très probablement appartenir à une grande famille aux nombreuses ramifications dans le Baugeois (Bocé, Le Guédéniau, Mouliherne, La Pellerine, Jumelles, St Philbert-du-Peuple).

        Géographiquement, son implantation se trouve sur un grand axe allant de la VENDEE à la MAYENNE, en traversant le CHOLETAIS, 3 régions où le patronyme Martineau est encore largement représenté de nos jours.

        Ils exercèrent principalement les professions de cultivateur,bêcheur ou laboureur, mais aussi celles de meunier, vigneron, colporteur et marchand de bois.

        L'écart moyen entre le mariage des parents et celui de leurs enfants était de 30 ans. Les familles comptaient entre 3 et 11 enfants (avec très peu de décès en bas âge, signe de robustesse et de bonnes conditions de vie). Ils fréquentèrent des familles aisées de marchands (les Lechat, notamment, ancêtres de la famille GOUJON de Vernantes) et entretinrent des relations régulières avec leur propre famille ayant fait souche dans le nord du Baugeois. A Bocé, au 17ème siècle, ils connaissaient bien les ancêtres de la famille RABOUIN de Vernantes, comme l'atteste leur présence réciproque à des évènements familiaux.

        René Martineau (1737-1794) illustre assez bien les liens établis entre ces familles du Baugeois : frère de Pierre, époux d'Anne Herault (1752), nos sosas 992 et 993, à l'origine de notre étude particulière, il fut témoin de plusieurs évènements familiaux, tant à Bocé, St Philbert-du-Peuple, Méon qu'à Vernantes. Il mourut à Jumelles, au Moulin Guet, moulin qui avait appartenu à la famille Lechat-Moron, dans la première moitié du 18ème siècle.

      • 1752 : partis des hameaux de "LA BOUCQUE" ("La Bouc") et de "La MASSONNIERE", à ST PHILBERT-DU -PEUPLE, et par un jeu d'alliances avec 2 branches Marandeau (Anne et Marie), issues d'un même couple (triple implexe) (voir chapitre 1 ci-dessus), les descendants de Pierre Martineau (1724-1783) et d'Anne Hérault, mirent près de 200 ans pour s'installer définitivement au hameau de Puillé. (consulter la carte de leur migration)
      • Le 26 mai 1876, Pierre MARTINEAU, époux d'Anne FOUQUE, petite-fille et héritière de René André Lévesque, vendit l'immeuble (A) et quelques terres à son frère (et cousin) Jacques, époux d'Anne HUET.Ce fut le début de l'implantation de notre branche MARTINEAU au hameau de Puillé.
      • Le 6 octobre 1895, Jacques Martineau (x Anne Huet) fit donation de ses biens "entre vifs" à ses 6 enfants. Jules, notre sosa 62, hérita du 5ème lot dont une partie à Puillé.
    • Commentaires :

      • MARANDEAU, MARTINEAU, PLACAIS...ces grandes familles de cultivateurs sédentaires de VERNANTES furent les maillons d'une longue chaîne de solidarité, de "loyauté invisible" qui assurèrent, au fil des 3 derniers siècles, la transmission du patrimoine familial d'origine à PUILLE.

        Cette existence de liens de sang très forts de communauté fusionnelle entraîna la naissance de plusieurs implexes exceptionnels semblables à ceux qui marquèrent profondément la généalogie BEUZON au 18ème siècle, à COURCELLES, dans la Nièvre.

      • Les familles nombreuses de cousins puis de cousins issus de germains qui se succédèrent à Puillé vécurent probablement dans un esprit de communauté et de partage comme en témoignent les actes notariés que nous avons consultés.

        Et pourtant, les conditions de vie devaient être très précaires : 4 petites maisons "à usage d'habitation", au sol en terre battue, composées d'une chambre (ou de 2) à feu ou à four, couvertes en tuiles ou en ardoises, quelques dépendances ("3 toiteries", un grenier, une écurie), et, pour compléter, une cour d'airage (ou de battage) et un puits communs. Les terres environnantes étaient destinées à l'élevage de quelques vaches ou à la culture. Certaines étaient plantées de pommiers à cidre ou de ceps de vigne, d'autres de chênes, d'ormes, de noyers ou de peupliers (le long du ruisseau La Douère). Toutes étaient entourées de haies vives et épaisses (parfois larges de 10 mètres). La route étroite qui menait du bourg à Puillé était également bordée de haies sombres percées à un endroit par la cabane vermoulue et sinistre des bouilleurs de cru, la "cabane-à-l'eau-de-vie" comme l'appelaient les enfants qui avaient peur de circuler à bicyclette. L'air était fortement imprégné de l'odeur particulière du marc de raisin. Le chemin privé d'accès à Puillé, creusé de profondes ornières, souvent gorgées d'eau de pluie, était envahi par une herbe épaisse et bordé de haies et de peupliers, le long du ruisseau. Le bout du monde...

      • Les habitants de Puillé vivaient pratiquement en autarcie, à l'écart du village, produisant l'essentiel de leurs besoins quotidiens. Le reste s'achetait à la grande foire annuelle de la Pentecôte de Vernantes ou auprès de marchands ambulants.
  3. Au XXème siècle : :

    (cliquer sur la photo pour l'agrandir)
    René et Marie-Louise Plaçais à Puillé  été 1912
    Pendant toute la première moitié du XXème siècle,

    René PLACAIS1886) et Marie-Louise MARTINEAU1891), nos sosas 30 et 31,

    vécurent "sur eux-mêmes, du produit de leurs terres".

    Rappel de leur ascendance généalogique : clic
    Les proches parents de René : clic
    Les proches parents de Marie-Louise : clic
    Ancêtres communs :
    Marandeau Pierre Joseph (sosa 1952) et Métayer René Pierre (sosa 1958)
    Photos de leur mariage en 1911 à Puillé : (1) et (2)
    Photo de mariage de leur fille, Hélène1913) avec Marcel RABOUIN1909) : clic

    • René ("R'né", comme l'appelait familièrement sa femme) est né au lieu-dit "Le Passoir",
      à Vernoil, dans une famille de cultivateurs "durs à la tâche".

      Il hérita du caractère "point commode" de sa mère.
      Sa soeur Ernestine avait "un mauvais fond" d'après ses voisins du "Bray" et du "Pâtis du Breil".

      Après avoir été déclaré "bon pour le service" au
      conseil de révision en 1906, et d'après son livret militaire, il fit ses 24 mois de service à Poitiers au 264ème puis au 20ème régiments d'artillerie entre 1907 et 1909, entretenant une correspondance régulière avec Marie-Louise qu'il épousa le 8 mai 1911. Le jeune couple aida les parents MARTINEAU aux travaux des champs à Puillé jusqu'au moment où René partit à la guerre en 1914, alors que sa fille Hélène n'avait que 16 mois. Il rejoignit son régiment d'artillerie qui fit toute la campagne du nord de la France (Somme, Artois, Pas-de-Calais). Ils s'écrivirent presque tous les jours, se racontant leurs petites misères quotidiennes. Marie-Louise géra tant bien que mal la ferme de Puillé, seule, avec sa mère qui tomba veuve en décembre 1912. Tous les chevaux de Vernantes furent réquisitionnés, comme partout en France. Elle réussit à racheter 3 chevaux par la suite, au prix de gros sacrifices. En effet, en 1913, un cheval valait 400 francs et un très bon cheval entre 6 et 700 francs. Aidée du "père Donnet" qu'elle payait 50 francs par mois, elle devait assurer les "tournées de lait" quotidiennes, "par tous les temps". Cela lui rapportait entre 400 et 500 francs par mois. Temps de guerre très durs pour les femmes.

      René cultivait ses terres de Puillé et d'autres, les "terres volantes", disséminées dans un rayon de 10 kilomètres. Il possédait aussi des bois, des landes et des taillis. Il passait beaucoup de temps sur les chemins pour se rendre dans les champs.

      Mais son vrai métier était celui de laitier. Chaque matin, il se levait à 4 heures, allumait son feu dans la cheminée, accrochait la cafetière en émail rouge à la crémaillère et allait soigner ses chevaux. Puis il prenait son café et sa "première goutte" ("vin de goutte" séparé du marc de raisin produit par le père Bruneau, le bouilleur de cru du village). Il se lavait torse nu au puits, dans la cour, même en plein hiver. "Un sang bouillant" plein d'énergie. Il attelait ensuite son cheval à sa grande charrette recouverte d'une bâche et allumait sa lampe à carbure pour éclairer son chemin. Il partait faire sa tournée de ramassage de lait dans les fermes environnantes, jusqu'au hameau des Martineau, à "Pierre Marion", distant de 8 kilomèttres, au sud de Vernantes. A 11 heures, sa femme devait l'attendre au bout du chemin, sur la route de Vernoil, avec son cheval "de remplacement", et il repartait alors pour une longue tournée par des chemins creusés d'ornières profondes gorgées d'eau par mauvais temps. Vers 3 heures "au soleil", il livrait son lait à la laiterie Mirot, distante de 4 kilomètres, sur la route de Vernoil à La Pellerine. Quand il rentrait à Puillé, il mangeait et se mettait "à la tâche". Pas de repos, sauf l'été, il faisait sa sieste; il ne marchait pas, il courait tout le temps, après le temps, après l'argent. Quel tempérament! Quel caractère!

      Il était coléreux, impulsif et "soupe-au-lait" (normal pour un laitier...) : un jour, il mordit son cheval à l'oreille car il n'avançait pas assez... Très peu affectueux ("pas l'temps"), dur au mal, surmené, il n'écoutait pas les conseils de son docteur. Il répétait souvent qu'"un jour, on le retrouverait mort au bout d'un champ". Un jour, Hélène, sa fille, qui tenait sa ferme à La Taluère, distante de quelques centaines de mètres, entendit sa mère hurler de douleur : elle venait de retrouver son "R'né" inerte, affaissé sur une table, dans la buanderie...Dans l'écurie, il venait de dire à sa femme, qui trayait une vache, qu'il ne se sentait pas bien et qu'il allait prendre "sa goutte" avant d'allumer le feu de la cheminée pour faire chauffer son café.

      "Près de ses sous", il ne voulait rien acheter de superflu ni rien dépenser. Il n'avait qu'une idée en tête : acheter des terres
      .

    • Marie-Louise était une jolie petite "bonne femme" d'un mètre cinquante, toute menue, aux beaux yeux bleus, très active et discrète. Elle manqua peut-être de "caractère" alors que René, lui, en avait pour deux...

      Elle était adorable et douce. A Vernantes, tout le monde l'aimait notre "Mémère", infatigable et toujours prête à rendre service.

      Elle avait hérité de ses ancêtres "l'esprit paysan", l'amour de la terre. Une vraie fermière. Elle cultivait son jardin potager et élevait 4 vaches, des porcs, des lapins, des pigeons, des faisans et une centaine de volailles de toutes sortes, Elle se débrouillait comme elle pouvait en troquant ses paniers d'oeufs, ses volailles, ses fromages, ses cochons et ses "laitons" (les porcelets) contre des produits de première nécessité ou de l'argent. Par exemple, en 1916, elle vendit une vache pour 800 francs, à la foire de Longué distante de 10 kilomètres. Elle braconnait même sur ses terres et était devenue, "par nécessité", une experte dans la pose de collets dans les haies épaisses. Elle capturait ainsi des lièvres, des cailles et des faisans. Elle faisait des pâtés, des civets, des confitures. Pendant la guerre, elle envoyait des colis à son "R'né" dans la Somme. C'était une excellente cuisinière. Les pommiers de la "pièce de derrière" donnaient le cidre et la vigne sa "piquette".

      Elle avait appris le métier de couturière dans sa jeunesse. A 17 ans, elle gagnait entre 12 et 15 sous par jour. Elle confectionnait les vêtements du couple taillés dans le tissu noir d'anciens habits. Elle allait même "à sa journée" dans les fermes. Elle garda jusqu'à la fin de sa vie sa vieille machine à coudre Singer qui lui servit à faire "les retouches" dans le magasin de vêtements "Chantelaine" que Marcelle Rabouin, sa petite-fille, tenait dans le bourg de Vernantes avec Prosper Goujon, son mari.

    • Deux petites anecdotes :

      • vers 1910, elle confectionna la première culotte de Fernand GOUJON, à la Bruzolle, futur beau-père de Marcelle RABOUIN, sa petite-fille. Bien plus tard, elle lui rappela bien souvent d'un air amusé qu'"il lui devait le respect" car "elle lui avait taillé sa première culotte"...
      • Un jour, elle acheta un petit réchaud électrique à la boutique du "père Germain" et voulut en faire la surprise à son "R'né" qui perdait du temps le matin à allumer son feu dans la vieille cheminée. Grosse colère de celui-ci qui exigea le retour immédiat de l'appareil à son vendeur ...A Puillé, une seule lampe électrique suffisait bien, avec une ampoule de 15 watts ...

    • A partir de 1920 , à son retour de la guerre, René PLACAIS prit la suite de son beau-père et cousin, Jules MARTINEAU (+1912). Avec les "petites économies" réalisées sans doute pendant la guerre par sa femme, il entreprit d'acheter des bois, des prés et des terres dont celles de Puillé. Il acquit même la ferme de La Taluère en 1939.

      1895 : Patrimoine de Jules MARTINEAU à PUILLE : 200 ares. 1928 : Patrimoine MARTINEAU-PLACAIS : 1 hectare et demi
      1953 : Patrimoine de plus de 6 hectares 1977 : Héritage et remembrement de plus de 12 hectares.

      René ne savait pas qu'il partageait un double lien de cousinage avec son épouse et 3 liens avec leur propriétaire de la ferme de "La Taluère", Antoinette Emilie LEVESQUE, épouse d'Auguste Robin.

      • Aux hameaux de Puillé et de La Taluère, les familles LEVESQUE-MARANDEAU furent unis par des liens de cousinage très proches au cours des XVIIIème et XIXème siècles.
      • René PLACAIS et Marie-Louise MARTINEAU consolidèrent ces liens de sang définitivement au XXème siècle.
      • Hélène, leur fille unique, resta avec son mari, Marcel RABOUIN, dans sa ferme de La Taluère qu'elle hérita de ses parents.
      • Ce fut, Marcelle RABOUIN, leur unique petite-fille, qui décida un jour de s'installer définitivement à Puillé dans la maison (D), une masure sans confort qui "abritait" de modestes locataires depuis des lustres. "T'es folle! C'est moche, ça va't coûter cher!", lui dirent ses amis. Ayant hérité de son grand-père maternel sa volonté farouche et obstinée mais de sa grand-mère maternelle sa douceur et son optimisme, elle entreprit de restaurer complètement le hameau de Puillé qu'elle aimait, avec son mari, Prosper GOUJON. Que d'efforts!

      Peut-on encore parler de coïncidences? Les psychogénéalogistes diront que par "loyauté invisible" envers leurs ancêtres communs MARANDEAU, René et Marie-Louise reconstituèrent le patrimoine familial au hameau de Puillé que restaurèrent Marcelle et Prosper.

      Les liens étroits de consanguinité et un labeur acharné contribuèrent à la réussite exceptionnelle de ces familles de cultivateurs sédentaires, MARTINEAU-PLACAIS-RABOUIN-GOUJON, pour lesquelles "posséder de la terre" était la valeur de référence absolue héritée de leurs ancêtres.

      En février 2015, Marcelle GOUJON, veuve depuis 6 ans, décida de se retirer dans sa maison située Place du Pélican, dans le bourg de Vernantes. Ce fut une douloureuse séparation après 30 ans de durs labeurs et de bonheur à Puillé. En décembre 2017, elle se résigna à vendre les 12 hectares de prés entourant le hameau à un éleveur vernantais ainsi que la maison principale à un jeune couple du Baugeois qui, nous le souhaitons ardemment. fera revivre le hameau que Prosper et Marcelle Goujon ont tant aimé.