ESNAULT

Nom fréquent dans le MAINE et l' ANJOU. C'est une variante d'ERNAULT (r > s), qui lui-même correspond à ARNAULT (ARNAUD), nom de personne d'origine germanique.

Formes voisines : Esnau, Esnaud, Esnaut, Esnaux, Esneau, Esneault, Esnolt, Hénault, Hénaut, Hénauts et Hesnault. Toutes dans le même secteur géographique.

Nos ancêtres directs (14 couples de sosas), cultivateurs orginaires du BAUGEOIS, au nord de SAUMUR, vécurent à ALLONNES, MOULIHERNE et VERNANTES.

retour vers patronymes branche Goujon

HUARD

Comme "HUET" (ou "hué"), c'est un diminutif du nom de baptême "HUE", variante très répandue du prénom "HUGUES" (du nom d'origine germanique "HUG" signifiant "intelligence".

Ces diminutifs sont fréquents en NORMANDIE, dans la MAYENNE, le CALVADOS et en ANJOU avec comme variante "HUART" surtout dans les départements 59 et 62.

Nos ancêtres directs HUARD ou HUART (11 couples de sosas), tous cultivateurs sédentaires, sont originaires du BAUGEOIS, au nord de SAUMUR (49). Depuis au moins l'an 1600, ils vécurent à VERNANTES et dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres (VERNOIL, PARCAY-LES-PINS et BREIL).

Nos ancêtres directs HUET (21 couples de sosas), tous cultivateurs sédentaires, sont également originaires du BAUGEOIS, comme les HUARD, et de TREVES-CUNAULT, petit village sur le bord de la Loire, entre GENNES et SAUMUR.

retour vers patronymes branche Goujon
LECHAT

Patronyme rencontré surtout dans l'Ouest, notamment en Loire-Atlantique, en Mayenne, en Anjou, dans les Côtes-d'Armor et dans la Sarthe. Il est également porté dans la Somme, dans l'Oise et dans le Nord-Pas-de-Calais. On peut raisonnablement penser à un sobriquet désignant "une personne sournoise, rusée."

Cependant, certains généalogistes pensent qu'il s'agit d'une variante altérée du mot CHAS qui désignait une partie d'une maison, en ancien français. Son origine latine serait alors "capsa", endroit réservé à la conservation des fruits. Son sens aurait dérivé au cours des siècles pour devenir le surnom du responsable de ce fruitier (LE CHAT).

Lecat: Variante picarde de Lechat.

Nos ancêtres directs (11 couples de sosas), vivaient probablement dès 1580 aux lieux-dits, proches du château de Jalesnes, "La Croix-Marchand", la "Rue des Marchands" ou bien à "L'Hôpitau" ("Les Hôpitaux" sur la carte Cassini) à VERNANTES (49), village du BAUGEOIS situé à 17 kilomètres au nord de SAUMUR. Puis ils s'installèrent et prospérèrent dans le commerce des marchandises non loin de là à JUMELLES, à LONGUE et ST PHILBERT-DU-PEUPLE.

Guillaume LECHAT, notre sosa 6656, épousa la "très honorable Renée HERVE" vers 1595 à Vernantes où il décéda entre 1625 et 1626 (registres paroissiaux lacunaires). Il était Me marchand, "Sieur de la Croix" . Il devait être chargé d'approvisionner la ferme des "Hôpitaux" qui accueillait les pèlerins sur le chemin de Compostelle qui traversait précisément le hameau sur l'ancienne route qui reliait Vernoil-le-Fourrier et Vernantes à Blou, vers le sud, et à St Philbert-du-Peuple, vers l'ouest. Les malades étaient soignés au lieu-dit "la Maladrie".

Nous ne savons rien de ses parents, peut-être étaient-ils originaires de VERNANTES, du MAINE ou de PONT-MELVEZ, à l'ouest de Guingamp, dans les Côtes-d'Armor où d'ailleurs plusieurs branches LECHAT (ou LE CHAT) ont fait souche ainsi que les HERVE (Bourbriac, Pordic, Yvignac). Pont Melvez était le siège d'une commanderie importante des Templiers Hospitaliers, "La Feuillée", dont Jacques De JALESNES (né en 1600 à Vernantes) devint le chef en 1641. Peut-être Guillaume LE CHAT était-il au service de Michel De Jalesnes, le père de ce dernier, qu'il suivit jusqu'à son château situé à Vernantes. Un mystère plane sur ses origines

D'après "Les Mémoires de la société archéologique des Côtes du Nord" édités en 1890 (page 41) nous découvrons que le domaine de "Frémeur a été pendant des siècles, la propriété et la demeure de la noble et très illustre famille des d'Angoulvent, dont un membre, Alain, se croisa, dit l'Armoriai de Courcy. Dans les siècles suivants, on les voit paraître dans les guerres et à la suite de Du Guesclin, dans les montres, dans les réformations, sur les registres ecclésiastiques de la paroisse d'Yvignac, jusqu'à la dernière moitié du XVII- siècle. De 1650 à 1655, François d'Angoulvent eut de son épouse, Hélène Lefresne, plusieurs enfants, du nombre desquels, Servanne, qui épousa, le 3 février 1675, écuyer Pierre Lechat, sieur de la Croix. Les époux Lechat eurent, à Frémeur, plusieurs enfants, tous morts sans alliance, excepté Bonaventure, née le 3 février 1679, et mariée le 1O juin 1704, à l'écuyer Jean Poulain, sieur de la Chaussière."

Aux XVIIème et XVIIIème siècles, en Anjou, dans le Baugeois, les descendants du couple Lechat-Hervé, probablement issus de la même famille que celle de Pierre Lechat, de Pordic, dans les Côtes d'Armor, s'unirent par les liens du mariage avec des familles de marchands et de meuniers très prospères: les MAUXION et les MORON, propriétaires du moulin GUET à JUMELLES (qui existe toujours et est très bien conservé). Vers 1700, Jacques LECHAT devint Notaire Royal pendant que son frère Guillaume était un "religieux" attaché à la paroisse. Ils avaient tous de belles signatures. Leur solide éducation et leurs fonctions sociales importantes confirmées par de bonnes alliances familiales leur permirent sans aucun doute de prospérer jusque vers la moitié du 18ème siècle comme en attestent les nombreux actes passés devant Me Jacques LECHAT, Notaire à St Philbert-du-Peuple. Par la suite, ils devinrent de simples marchands puis laboureurs et cultivateurs au 19ème siècle. Ils restèrent très attachés à leurs terres jusque dans la première moitié du XXème siècle.

retour vers patronymes branche Goujon

MARTINEAU

Diminutif français de MARTIN. Ce patronyme est répandu surtout dans l'Ouest (17,49, 72, 85), de la CHARENTE MARITIME à la SARTHE, en quelque sorte.

variantes : Martinaud, Martinault, Martineaud, et Martinet plutôt dans le Dauphiné et la Savoie (à rapprocher de l'italien Martinetti).

Nos ancêtres directs (15 couples de sosas) sont originaires du BAUGEOIS, au nord de SAUMUR (49), venus probablement de la SARTHE (MAYET?). Entre 1580 et 1690, ils vécurent à BOCE, puis au GUEDENIAU (proche) jusque vers 1750. Ils "descendirent" (!) alors vers LA PELLERINE, ST PHILBERT-DU-PEUPLE, et VERNANTES, soit d'une vingtaine de kilomètres...Ils furent successivement vignerons, marchands, colporteurs, closiers, laboureurs, meuniers et cultivateurs.

PLACAIS

PLACAIS(avec une cédille) ou PLASSAIS est un patronyme surtout porté dans le MAINE-ET-LOIRE et les départements voisins (53, 72), C'est une variante de PLACET, porté dans la même région et qui signifierait "une petite place", mais le nom semble plutôt désigner celui qui est originaire de Placé, ou Plassay, nom d'une commune et de deux hameaux en Mayenne.

Sens probable du toponyme : le domaine de PLACIUS, nom d'homme latin.

Variantes orthographiques relevées en ANJOU : Placès, Placé, Plaçay, Plaçais, Plassais, Plassay.

Nos ancêtres directs (6 couples de sosas), tous cultivateurs depuis au moins 1600, sont originaires du BAUGEOIS (VERNANTES, VERNOIL, PARCAY-LES-PINS) et du SAUMUROIS (BRAIN -SUR-ALLONNES et LA BREILLE).

retour vers patronymes branche Goujon

RABOUIN ou RABOUAN

Noms portés dans l'Ouest (49, 72, 79).

Variantes ou formes voisines : RABOUANT, RABOIN, RABOUHIN (49).

Il s'agit certainement d'une variante de RABOAM qui est porté dans la même région. Ce dernier est porté également dans l'Ouest, en particulier dans la Sarthe et les Deux-Sèvres.

Variantes : ROBOAN, ROBOUAM, ROBOUAN, ROBOUANT. Il s'agit d'un nom de personne biblique, porté par le fils de Salomon, roi de Juda. Reste à comprendre pourquoi il a été si populaire dans cette région.

Remarquons néanmoins que Marie Thérèse Morlet évoque une ancienne monnaie valant trois sous ("le raboin"). En outre, le nom existe comme toponyme : il existe un hameau appelé le Rabouin à Chalonnes-sur-Loire (49), un autre se nomme Raboin à La Roche-Chalais (24). Signalons enfin la Vallée Rabouan à Marnes (79). (source Généanet, rubrique : "D'où vient mon nom?)".

Nos ancêtres directs (17 couples de sosas) RABOUAN ou RABOAN, RABOUIN ou RABOIN, tous originaires du BAUGEOIS, au nord de SAUMUR (de VERNANTES à LASSE), furent presque tous des cultivateurs (journaliers, closiers, bêcheurs, laboureurs). Certains ajoutèrent le métier de sabotier aux XIXème et XXème siècles (il est vrai qu'ils habitaient dans des villages qui jouxtaient la magnifique forêt de CHANDELAIS, près de BAUGE).

Historique des variations orthographiques concernant nos ancêtres :

Si l'on se fie à la lecture des actes, "l'histoire" commença en 1757 à propos du baptême de Jean Rabouan : le prêtre R.Bauzain plaça un point sur chaque jambe de la lettre "u". Tout laisse à penser que le vrai patronyme était "rabouan" avant 1756. Le curé de "Chartrenay", R.Choisy, orthographiait "raboan", se fiant probablement à la prononciation "locale" (patois angevin qui ferme certains sons). La confusion entre "Rabouan" et "Rabouin" va perdurer jusque dans le XXème siècle.

En effet, en 1858, une erreur fut commise par l'officier d'Etat civil de VERNANTES, dans l'acte de naissance de Charles Pierre Rabouan. Il écrivit "Rabouin". En 1882, à l'occasion de son mariage, il exigea et obtint une "rectification de naissance". En 1867, l'acte de mariage de Louis Gustave Rabouan fut enregistré sous le nom de Rabouan alors que le marié signa "Rabouin". Ce fut son fils, Louis Auguste Rabouin, homme de caractère, qui imposa l'orthographe définitive du patronyme lors de son mariage en 1895, se référant à son acte de naissance. De nos jours, certaines branches de la même famille s'appellent "Rabouin" ou "Raboin" et d'autres "Rabouan" ...

  • Consulter "Mes mémoires de jeunesse" de Marcelle RABOUIN ", notre sosa 7 et "Marcel RABOUIN, prisonnier au stalag VI-D à Dortmund (1940-1945)", notre sosa 14.
  • retour vers patronymes branche Goujon

    TOUCHARD

    Nom porté dans la Sarthe et le MAINE-et-LOIRE (également 37 et 86).

    Variante : TOUCHART (16 et 60).

    Sens étymologiques possibles : soit un "toucheur de boeufs" (celui qui conduit les boeufs de labour), soit un toponyme dérivé de touche (= "bosquet, buisson").

    Marie-Thérèse Morlet propose aussi un surnom pour un homme agressif, violent.

    Nos ancêtres directs (10 couples de sosas), sont originaires du BAUGEOIS (AUVERSE, BOCE, MOULIHERNE, VERNANTES). Ils furent marchands et cultivateurs.

    retour vers patronymes branche Goujon