TRUCHOT Jean Evènements marquants de sa vie (1744-1814)


Jean TRUCHOT est né le 7 mars 1744 à Villiers-le-Sec et fut baptisé le même jour en la paroisse de St Pierre-du-Mont, 4ème enfant (sur 8) d'une famille de maîtres marchands, laboureurs et propriétaires originaires de Cuncy-les-Varzy. Jean portait le prénom de son père, tout comme ses frères et soeurs portaient ceux de leurs oncles et tantes, par tradition : François, Agathe, Anne, Nicolas, Edmé, Pierre et Marie.

Marie-Jeanne PAILLARD, son épouse, de 10 ans plus jeune que lui, était l'aînée d'une famille de 4 enfants. Son père, Claude Paillard, avait hérité son prénom de son père, de son grand-père, tout comme sa profession de maître marchand, selon la tradition qui devait remonter avant 1600, à Cuncy-les-Varzy...

A la veille de la Révolution française, lorsque Marie-Jeanne mourut le 27 août 1788, âgée de 34 ans, seulement 6 mois après le décès de son dernier fils Jean-Claude (qui réunissait les 2 prénoms traditionnels des deux familles, mort à l'âge de 6 mois), Jean Truchot, 44 ans, manoeuvre, se retrouva seul avec 4 jeunes enfants (sur 7) à élever : Marie-Anne, Jeanne, Agathe (notre sosa 69) et François.

Malgré ses charges familiales et son chagrin, il dut participer activement aux évènements révolutionnaires puisqu'il devint maire de Villiers-le-Sec dès l'an II de la République et le fut à plusieurs reprises jusqu'en 1813, date à laquelle il démissionna de son nouveau mandat en faveur de son gendre, Noël Dominique BEUZON. Le 4 Pluviôse de l'an 11, il avait eu l'honneur et la joie de marier sa fille Agathe dans sa propre maison, attendu qu'il n'y avait pas encore de maison communale.

En fait, il était de santé fragile depuis de longues années puisque, le 27 juin 1806, il décida de vendre sa maison "à titre de constitut et précaire" à sa fille Agathe et à son gendre, "ne voulant pas rester seul dans sa maison, ayant besoin à son âge de soins que sa fille" pourrait lui donner "plus aisément que son autre fille demeurant au hameau de Charlay dépendant de Varzy. Il partagea donc leur vie familiale, tout en jouissant d'une indépendance relative. Cependant, il dut certainement faire appel aux services de son gendre pour exploiter convenablement ses 8 hectares de terres, de prés et de vignes disséminés sur les 4 communes de Villiers-le-Sec, Cuncy, St Pierre-du-Mont et Varzy. Les deux hommes devaient bien s'entendre et partager sans doute les mêmes opinions politiques pro-napoléoniennes.

Après 25 ans de veuvage, et après avoir sans doute perdu son fils François et sa descendance, il mourut à 70 ans le 27 mars 1813 chez sa fille Jeanne et Edmé DENIS, son second mari, au hameau de Charlay, à Varzy. Mort subite au cours d'une visite ou bien avait-il choisi de se retirer auprès de sa fille aînée? Mystère.

En 70 ans, il aura connu les règnes de Louis XV, de Louis XVI, la longue période révolutionnaire et tout le Premier Empire.

Le règlement de sa succession intervint le 27 septembre 1814 en présence de Dominique Beuzon, son gendre et seul héritier.

Remarque : on notera que les dates des évènements importants de la vie de Jean Truchot contiennent toutes un 7 ou un 27...Signification généalogique?