INTRODUCTION

En juillet 1985, quand j'ai repris les quelques notes que m'avait données une de mes soeurs sur Marie-Louise BEUZON, notre arrière-grand-mère, je ne pensais pas que mon intérêt soudain pour la recherche généalogique allait m'entraîner si loin dans l'histoire de mes ancêtres et de mon patronyme...

...Comme c'est d'ailleurs probablement le cas pour tous les généalogistes amateurs débutants qui se rendent compte peu à peu que le fil de la pelote des évènements qu'ils découvrent n'en finit pas de se dérouler et de s'allonger …, que ce fil d'Ariane nous aide à remonter le temps…une histoire à épisodes sans fin au gré des surprises qui font rebondir nos recherches

Il n'y a pas que les dates des évènements qui comptent, il y a aussi nos ancêtres eux-mêmes, leur vie proprement dite, leur famille, leur environnement social, géographique, culturel et historique. En bref, nous recherchons nos racines, nos origines les plus lointaines possibles. Et moi qui ai toujours aimé l'Histoire, j'ai voulu en savoir plus, toujours plus.

Pour confirmer certaines de mes hypothèses, j'ai voulu poser les questions qui me préoccupaient aux personnes encore vivantes de mon entourage familial. J'ai parfois constaté une gêne, souvent ressenti un lourd silence fait de non-dits, essuyé des "refus de répondre" ou bien on me répondait qu'on ne savait pas, que "dans la famille, on était taiseux", "qu'il ne fallait pas remuer le passé » ou bien "de quoi te mêles-tu?" et j'en passe.

Il y a quelques années, quand j'ai lu "Aïe mes Aïeux" de Anne Ancelin Schützenberger, j'ai eu le sentiment que cette "loyauté invisible" envers nos ancêtres, volontaire ou inconsciente, devait probablement cacher des souffrances et des drames qui se transmettaient non par des MOTS mais par des MAUX.

Je me suis alors intéressé à la psycho-généalogie. Grâce à elle, j'ai fait des découvertes passionnantes qui ont fait apparaître Marie-Louise BEUZON comme un personnage-clé de ma généalogie paternelle. Dans "PORTRAITS", je vous raconte comment sa courte vie fut misérable et tragique, commencée à Paris, et qui s'est achevée à SAUMUR, ou presque, en 1878... Marie-Louise n'avait pas 40 ans. Il faut remonter au moins jusqu'en 1773 pour comprendre pourquoi son histoire illustre bien, hélas, les drames qui ont marqué notre famille et dont on ressent encore, de nos jours, les effets néfastes.

Sans elle, et les hasards de la vie, la famille BEUZON, d'origine nivernaise et paysanne n'aurait probablement pas rencontré la famille GOUJON, originaire du Baugeois (nord de Saumur), famille de cultivateurs sédentaires depuis plus de 5 siècles...

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