GOUJON




  1. Premier sens étymologique :

    Il faut d'abord penser au poisson (du latin "gobionem" et du grec "kobios"), soit avec une valeur métaphorique ("celui qui a une grosse tête"), soit métonymique (un "pêcheur de goujons")

    C'est en Saône-et-Loire et en Maine-et-Loire que ce nom est le plus répandu.

    C'est très probablement l'origine étymologique du patronyme porté par nos ancêtres directs et leurs collatéraux qui ont toujours vécu dans le BAUGEOIS, à l'est de l'ANJOU, plus précisément à VERNANTES et VERNOIL-le-FOURRIER, LA BREILLE et MOULIHERNE.

    En effet, la campagne est sillonnée de nombreux petits ruisseaux, aux eaux peu profondes et au fond sablonneux, qui alimentent des rivières de moyenne importance au bord desquelles de nombreux moulins furent construits dans le passé. Vers 1950, les enfants attiraient les goujons en remuant les pieds sur le fond sablonneux, puis ils les attrapaient à la main. Dans le langage populaire, "taquiner le goujon" signifiait "pêcher à la ligne". En ce début du XXIème siècle, ce joli poisson se fait très rare dans nos petites rivières.

  2. Second sens étymologique possible :

    • "Goujon" = une petite "Gouge", c'est-à-dire une cheville d'assemblage, une broche.
    • Egalement, outil en demi-tube servant à creuser ( verbe "gouger" = creuser)

  3. Trois variantes orthographiques :

    • "GOUGEON", porté en Mayenne et en Maine-et-Loire ".
      La confusion, sur les actes d'Etat Civil, entre "Gougeon" et "Goujon" ne concerne qu'une petite dizaine de nos collatéraux localisés à VERNANTES, VERNOIL et MOULIHERNE, essentiellement aux XVIII et XIXème siècles.
    • "GOUION" notamment dans le Baugeois (Maine-et-Loire) au XVIIème siècle".
    • "GOUVION"" en Moselle et dans les Ardennes.
  4. Répartition géographique :

    • En FRANCE, selon l'époque : Source GEOPATRONYME
    • En ANJOU :

      Depuis au moins l'an 1600, nos ancêtres GOUJON ont toujours vécu à VERNANTES-VERNOIL-le-FOURRIER et dans un rayon d'environ 15 kms. C'étaient des cultivateurs sédentaires très attachés à leurs terres qu'ils se transmettaient de génération en génération, sans aucun conflit familial, en cherchant toujours à faire fructifier leur patrimoine, par des acquisitions "à la chandelle", car la plupart ne savaient ni lire ni écrire. Le plus représentatif d'entre eux fut certainement PIERRE-EUGENE GOUJON (1859-1914).

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