SOURCE : FONDS FRIZON DE LA MOTTE CHAPITRE 9 Click


TITRES DE PROPRIETE


DE LA SEIGNEURERIE DE CRULUET


ACQUETS TRANSACTIONS PARTAGES TITRES NOUVEAUX


1406-1859


(les notes numérotées sont à la fin et les observations personnelles en italique dans le texte)


CARTE click
CRULHUET 1826-2018 click

398

399

00/03/1406

Renouvellement de la rente de 12 septiers demandée à Gilles Contois (?) par le Sr de Cruluet Guillaume Saux (?)

400

10/03/1535

Une baillée de rente faite par le Sr de Cruluet à Estienne Brossier et Jean Delaunay :

le moulin, terre, prés de Cruluet (4 septiers) (note 1)

Mine de mouture (6 septiers) et froment (1 septier)

18 boisseaux mouture au sacristain de Bourgueil, Sr du Prieuré de Puiset (note 3)

300

08/03/1545

Les propriétaires du moulin de Cruluet Guillaume Delaunay et Brossier (?) « reconnaissent et s'obligent à payer au sacristain de Bourgueil à cause du prieuré de Puiset la rente non inféodée (2) de 18 boisseaux mouture mesure de Baugé sur le moulin »

302/304

21/09/1588

Vente « sous la grâce de Louis Jousseaume haut et puissant seigneur, chevalier de l'ordre du Roy » par Pierre de Fontenailles, Sr de Cruluet, de la maison seigneuriale de Courléon, à Nicolas Gaultier et Pierre Morin de Vernoil, « les lieux et seigneurie de Cruluet, moulin, fief, dépendances, feux et routes » (le mot Crulluet écrit dans l'acte ressemble à « Croulluet » un « r » prolongé comme un « o », par ailleurs, dans la marge, c'est « Cruluet »), renouvellement de fief terres labourables ou non, bois, taillis, haies, prés et pastureaux et autres champs et fossés » … au prix de 414 livres

304/324

30/03/1593


Acquêt par h.h. François Duboul, Sr de Cointré et de Cruluet/Crulluet, de François et Louis Jousseaume ...

307/318

28/04/1593

Contrat honoré par h.h. François Duboul ...affaire Morin/Gautier. Reçu par F.Duboul la somme de 97 livres et 37 sols (texte illisible) dans le §317, le nom de Crouluet est nettement marqué. Ont signé (?) « Renée Lucas, femme de noble homme François Jousseaume, sieur de Coulombiers (§319) Louise de Gouby, Jehan de Cantineau et aussy Jacque de ... , Pierre de Fontenailles»

334/336

07/03/1594

Retrait lignage par Louis Jousseaume, Sr des Coulombiers, rendu à Gizeux ...

325/332

17/09/95

Contrat d'acquêt par Jean de Cantineau de François Jousseaume : « lieu, maison, dépendances de Cruluet, granges, jardins, aireaux, terres, prés, pâtures, bois,taillis et hautes futaies, moulin à bled et autres choses, dépendant du dit lieu, sans expression de devoir. »

337/340

25/07/1603

Un contrat d'acquêt par Jean de Cantineau, Sr de Courléon le Lige, de Jean Dasset de la Motte, de pré près le moulin de Cruluet, sans expression de devoir ... »  ...« deux rotes » prix : 330 livres signature de René DuBellay

341

03/09/1604

« Vendition du moulin de Cruluet à Jean de Cantineau »

342

12/11/1604

Contrat d'acquêt fait par Jean de Cantineau de Pierre Morin :

° 1 pré près moulin de Cruluet

° Un quart de pré près moulin

401/407

09/07/1657

René Vinet, homme de peine, et Louise Loiseau, sa femme, ont vendu à Isaac de Champa(i)gné, Sr de la Pommeraie (de Marans 49) et de Courléon Le Lige et du fief de Cruluet, un petit morceau de pré proche du moulin de Cruluet, une moitié un quart de journée d'homme faucheur acquis par Vinet de défunt Pierre Brossier situé au fief de la seigneurie de Cruluet (4 sols 4 deniers) pour la somme de 157 livres tournois (2) plus 60 sols (soit 160 livres tournois) payée comptant ce jour d'hui

Présents : Pierre Loiseau, sergent, Pierre Huard maçon de Vernoil et François Pillet, maçon à Vernoil Me Trépreau notaire à Vernoil

344/349

29/03/1659

Transactions entre le Sr de Cruluet et le procureur de la fabrique de Vernoil (6) : le dit seigneur reconnaît et s'oblige à payer à la St Michel 2 boisseaux mouture mesure de Baugé de rente ou legs sur le moulin soit 34 livres tournois 2 sols et 27 livres

351/352

31/03/1659

Martin Bernier et Jehan Delalande reconnaissent avoir reçu comptant les sommes du Sr de Champagné

Témoins : Michel Delalande, greffier et Pierre Bourdillon, cordonnier

Copie d'accord faite entre M. de la Pommerais et Martin Bernier et J. Delalande, procureurs de fabrique de l'église de Vernoil-le-Fourrier

408/409

03/02//1662

« Vente par René Vinet h.h. Laboureur à Vernoil à Isaac de Champagné un morceau de pré estant au lieu appellé « le pré du moulin » proche du moulin contenant demy quartier dont 60 livres à déduire (voir n°402) 7 deniers de cens de rentes et devoirs pour la somme de 100 louis tournois

410/417

02/06/1666

Fief de Cruluet : échange entre Isaac de Champagné et Jean Naulet, laboureur, mary de Louise Septier. (nos sosas 7746 et 7747) Isaac donne un morceau de terre « La Bou... » plus un fossé et 2 chesnes, qui seront abattus d'ici à un an, soit 2 boisselées et demie environ contre un morceau de terre appellé « Chantois » de 2 boisselées bordé par le ruisseau du moulin et 1 chêne.

Témoins : Jacques Dupuy, laboureur et Michel Lamy , marchand, de Courléon et Vincent Dupuy, maçon, de Parçay

397

25/05/1668

Titre nouveau consenti par Claude de Sauvagnac mari de Marie Anne de Grenier représentant Isaac de Champagné au profit de la fabrique de Vernoil (6) d'une rente foncière à la St Michel sur le moulin et terres de Cruluet et Renée de Champagné, propriétaires détenteurs de l'ancien emplacement du bassin, terres et dépendances du moulin de Crouluet (4). Me René Rigault notaire résidant à Vernantes

353/354


16 et 18/07/1674

Isaac de Champaigné, Sr de la Pommeraie et de Cruluet, demeurant à Courléon, propriétaire du moulin, reconnaît devoir à la seigneurie de Puiset (rente foncière) 18 boisseaux de blé à la St Michel. Abraham Bietrix, notaire à Gizeux (notre sosa 3214 1633-1683)

418/427

28/11/1676et 10/01/1677

Acquêt par le Sr de Courléon de Jacques Carré, marchand à Parçay, qui déclare « avoir charge de Perrine Loiseau, veuve de René Chasle, sa belmère, de Vernoil, « demandante et soumise » (notre sosa 3267), un morceau de pré au lieu de « La prée de Cruluet » 2 boisselées, joignant du bout du ruisseau desservant le moulin de Verneau sur Pont-Renault, au moulin de Cruluet, par une part le chemin rendant de la Guignardière aux Borelleries...2 deniers chaque un... pour la somme de 90 livres ou louis d'argent (1) et pièce de 68 sols dont 60 livres par moitié pour Catherine de Lespinay épouse de Charles de Champagné et pour lui. Et 10 deniers pris pour ratification du contrat

Jacques Carré, obligé de faire ratifier le contrat de vendition par Perrine Loiseau, sa belmère, « a vendu, quitté et délaissé, transporté et promis garantie de tous troubles hipothétiques à perpétuité par héritage en messire Isaac de Champagné lequel a accepté taut pour lui que pour messire Charles son fils aisné mary de Catherine de Lespinay... par moitié »

Témoins : René Poulle l'aisné, marchand et Pierre Savary tous deux de Courléon. Qui ont signé avec Isaac. Me Bruère, notaire à Vernoil

355

03/07/1685

Règlement de la succession d'Isaac de Champagné devant Me Bruère, notaire, en présence de dame Catherine de Lespinay, sa veuve et de Charles de Champagné, Sr de Courléon Le Lige et de Cruluet.

Catherine de Lespinay se présente comme mère tutrice ou garde-noble de Melle Catherine de Champagné, sa fille aînée

Défunt Isaac, Sr chevalier de la Pommeraie et Anne de Grenouillon, père et mère du dit Charles de Champagné

Procès verbaux de la dite succession par René Poulle, René Baugé et René Allix.

356


Partage entre les enfants :

Anthoine, Charles,François, Renée, Hélie et Marie de Champagné

René et Isaac fils du défunt Isaac issus d'un second mariage.

357


Préciput ( Droit reconnu à une personne, notamment à l'époux survivant, de prélever, avant tout partage, une somme d'argent sur certains biens de la masse à partager). et avantage d'aînesse

Inventaire des biens :

° La maison familiale de Courléon évaluée à 145 livres tournois

358


° « Autre bien » évalué à 25 livres

° L'Ouche Lucas 120 livres

359


° Le pâtis 920 livres

° La Deboiserie 100 livres

360


° La Bréjonnière 450 livres

° Bois, taillis « Bois de la Garanne et du Guignier » 340 livres

361


° Le bois de la fosse 160 livres

° Le bois de Grézillon 150 livres

° La pâture de Bou... 300 livres

362


° La plus grande partie de la prée de Cruluet (5/6 arpents) joignant d'un côté au ruisseau qui descend du moulin Verneau (1 clôture sera faite à frais communs) et côté le chemin rendant des Borelleries à Vernoil et en retour aux terres appelées « Le Genetay » et au pré du Sr de Laspair, chacun par endroit, d'un bout aux prés de Jacques Carré et Loiseau, de défunt Me Abraham Bietrix, 150 et 380 livres

° Ouche de Renard et Bois Rochais d'un côté aux taillis de Pierre Loiseau et autre de Jean Oger 15 livres

° « Champion » joignant Pierre Loiseau et d'un bout ou hache à la veuve de René Chasle 240 livres

363


° « Mortier Louis »

364/366


° « Champs de la fermière » 100 livres

367


° « Champ de la Croix » et « La grande Ouche » longeant un bout à la veuve Bietrix d'un autre bout aux héritiers de défunt Simon Loiseau 40 livres

368


° « Le pastureau de Runay » joignant d'un côté à la veuve Bietrix, d'autres côtés aux dits Bietrix 150 livres

371


° « Se servir de l'eau du ruisseau du moulin por arroser la prée de Cruluet 6 fois l'an dépendant de la seigneurie de Cruluet ce feront les obéissances féodales »

372


Suite des biens pour le tiers et le quart :

° La maison seigneuriale de Cruluet : maisons, granges, étables,toileries, julles maisons,cours, aireaux, renfermés de première et entourés de douves, toutes les dites maisons, logement et laiterie en très mauvais état...et jardins et chauvriers qui sont aussi en lanclos des dits fossés ou douves soit 3 boisselées, joignant de toutes parts aux prés et pastures ci-après déclarés et par autre part au chemin rendant de la Plouze à Vernoil 400 livres

373


° Une longe de pré et pasture au-devant du logement ...605 livres



° Une pièce de terre ...800 livres

374


° Une pasture ...120 livres

375


° Un morceau de terre du côté de la Plouze 60 livres

° La Saulaie 80 livres

° La Roberie … chemin rendant de la Bodinière au lieu dit Cruluet

376


° Closerie du moulin les ossiers ...anciennement moulin à bled

Inventaire :

« joignant d'un côté à la rivière descendant du moulin à Pont-Renault et autre côté au chemin qui va du dit lieu à la Bodinerie, d'un bout à la terre cy-dessus confrontée appellée « La Roberie » 220 livres »

377


° Un morceau de pré estant proche de la dite maison du moulin qui anciennement était du moulin 150 livres

° « Les Basses Barres » pièce de terre 540 livres

378


° « Laire Baillou » pièce de terre 40 livres

379


° Le fief et seigneurerie de Cruluet : hommes, logements, vassaux, cens, et rentes,charges et douves 230 livres plus 138 livres de bestiaux qui sont sur les dits lieux de Cruluet et le moulin Brossier.

° « La Pelletièrerie » rente de 16 livres

380


Résumé des servitudes concernant Mle Catherine de Champagné pour les 2/3 plus 1/3 pour les demoiselles de Champagné

381/384

03/07/1685





10/12/1749

Obligation de rétablir le moulin. Usufruit pour Mme De Lespinay

Conclusion : 1/3 pour Renée et Hélie filles puinées de défunt Isaac et 2/3 pour Catherine de Lespinay. Cas de Marie. Elles ont signé

Témoin : Adrien Fouquereau praticien (notre sosa 1606)(époux de Michèle Bietrix)


Marie de Champagné a ratifié l'acte

387/396

29/12/1710

(« Cruluet » dans la marge)

Succession de M.Guelfehumster (?) du Perray,Sr de Neuilly, défunt mary de Jeanne Jacqueline Coiffé, leur fils Jean et Anne, Marguerite, ses sœurs, Charlotte, fille aînée du défunt Sr de Neuilly et Renée de Champagné, épouse de François Joseph de Rancher, et leur fille Anne Renée.

458

05/12/1772

Bail à ferme de Danger Gabriel Foucque le jeune (notre sosa 462), marchand, demeurant à Courléon, et Magdeleine Proust (sa première épouse décédée avant janvier 1777), fille majeure et la future prétendue, demeurant à Vernoil, donné par Gabriel Joseph de Cantineau, Sr de la Châtaigneraie et autres lieux, demeurant en la maison seigneuriale du dit lieu à Vernoil.

466/468


Ils devront payer chacun an à la Toussaint, 36 sols de rente au révérend religieux de l'abbaye du Loroux, 12 sols de rente féodale à Poligné, un boisseau de froment et 12 sols à la fabrique de Vernoil (6), au seigneur bailleur, chacun an, un « gasteau de la fleur d'un boisseau de froment aussi au beurre au jour et à la feste des rois », feront pour chacun an au dit seigneur un charois de leurs bœufs à quatre lieues de distance de sa maison à la réquisition,

470


que tous charois de bois que le dit bailleur jugera à propos de faire abattre sur la dite meterrie pour le chauffage et le foin par luy réservé dans la prée sans aucune rétribution et au cas que les dits charois ne soient pas demandés par le dit seigneur les preneurs seront déchargés au bout de l'année »

S'oblige le dit seigneur bailleur de fournir aux dits preneurs la somme de 200 livres en argent ou bestiaux au commencement du présent bail pour l'exploitation de la ditte meterrie.

Les vendanges de toutes les vignes et rangées mêmes de celle du jardin seront faites à frais commun des dittes parties et la vendange provenant sera partagée dont le choix et préférence sera defférée au dit seigneur bailleur et sa part sera voiturée et rendue en sa maison de la Châtaigneraie tant par les preneurs concurament avec le metayer du dit lieux de la Châtaigneraie.

S'obligent aussi de payer par chacun an audit seigneur bailleur 2 boisseaux de froment et 20 sols aussi en argent aussi au jour des Rois

471


...Le présent bail est fait et convenu aux charges par les dits preneurs solidairement comme dit est de payer par chacune année du présent bail au dit seigneur bailleur en sa maison de Chateignerais la somme de 250 livres de ferme en argent à deux termes et payement égaux de chacun 125 livres dont premier payement commence au jour et feste de Toussaint 1778, le second à pasques suivant chacune année à pareil terme jusqu'à la fin du présent bail

472


Sauf que la dernière année que le tout sera payé au jour de Toussaint.

...Le revenu annuel du vin à moitié évalué par les parties 35 livres.

Les preneurs pourront avoir des abeilles dans le jardin du dit lieu dans la ruche et essins desquels le dit seigneur ne pourra rien prétendre.

473/475

18/12/1772

...Gabriel Foucque lainé (notre sosa 924) marchand à Courléon ...s'est rendu caution du dit Gabriel Foucque son fils (notre sosa 462) de toutes les stipulations conditions et obligations...

en présence de Charles Daubanton,Me chirurgien et Michel Lemant laboureur à Vernoil. Ont tous signé sauf Gabriel le jeune qui ne savait. Reçu 4 livres 4 sols par le notaire, Me Baugé.

446/457

02/05/1786

Suite du présent bail de Gabriel Foucque le jeune au lieu-dit Danger pour Pierre Froger

289

10/06/1812

René Huard (1769-1845), fermier de Danger en 1812, mari de Catherine Borien,

Droit de passage pour Jeanne Plaçais veuve de Nicolas Gaucher (et sœur de René, notre sosa 480) sur un chemin traversant les terres de R.Huard. « pour aller à un pré faisant partie de la prée noire. Lequel elle a acquis avec son défunt mari de monsieur Derer devant Me Borien notaire à Courléon le 28/12/1791, lequel lui a été donné par la pièce des Barres dépendant de la ferme de Danger. à dédommagement : 2 boisseaux de grains de bonne qualité. Autres conditions ...

292

13/02/1813

Relevé des sections de Crulhuet et Danger pour M. Rodays : « de l'autre part »

° Terre labourable joignant la veuve Chicouasne, fermier Huard 2 boisselées et demi 4 livres

° Terre en pasture rejoignant la ferme de Dangé fermier Huard 4 boisselées 13 sols

296


« d'une part » : suite inventaire total 299 boisselées et 248 livres

293


Inventaire ferme de Crulhuet :

° terre de pasture 13 ½ boisselées et 6 livres

° Terre en pré appellé « le pré de Crulhuet » 20 b et 40 l



° Terre en pré appellé « le pré de devan » 7 b et 14 l

° Terre labourable appellée « champ de derrière » 1 b 2 l

° Une maison composée de deux chambres à Crulhuet 6 l

° Une grange, étables cour et jardin 4 b et 12 l

Le tout 597 ¼ boisselées et 306 livres 6 sols 8 sous

292


Suite des biens sur Crulhuet : terre en friche (fermier Girard), »La pièce des Guittières », « le champ Gaillard », « la vieille ouche », la vigne et rangées, « la pièce basse », « la Roberie », « les trois clous », pasture près Crulhuet, terre en pré appellé « le pré fermé », le tout 549 boisselées et 224 livres 13 sols 4 sous

104/121/348

26/06/1824

17/12/1831

19/12/1831

Métairie de Danger 306 boisselées René Huard Bail de 7 ans et René son fils mari de Marie Mandroux (mariés 1845) M. Rodays propriétaire Me Renault notaire à Parcé

427/445

13/03/1831

Devant Me Isaac Alexandre Abraham à Parçay, M. Rodays propriétaire, demeurant en sa terre de Champagne, commune du Vaudelnay-Rillé, a donné à titre de ferme pour 7 ans à Louis Loiseau, cultivateur et Marie Bruère, sa femme, de Vernoil, le lieu et métairie de Crulhuet, Vernoil, consistant en bâtiments, cour jardin, terres labourables, vignes, prés, taillis et pâtures, tel qu'en jouit présentement le nommé Girard sans que le sieur bailleur en faire d'autres réserves que celles qui seront cy-près expliquées et à la charge par les dits preneurs qui s'y obligent solidairement.

438


Plusieurs obligations :

° Jouir en bon père de famille,

° Y habiter,

° Entretenir les bâtiments de réparations locatives ordinaires,

° Faire faire 6 journées de maçon, couvreur ou charpentier, soit au domaine ci-dessus affermé soit à d'autres que possède le sieur bailleur dans les environs suivant qu'il lui plaira ou qu'il y aura urgence ou dans les cas où les dites journées en seraient point faites, elles seront payées à raison d'1 franc soixante quinze centimes chacune,

° Cultiver, façonner et ensemencer les terres labourables...selon l'usage du pays

439


° Entretenir vignes, prés, curer les morelles ou rigoles … traiter les foins ...planter chaque an six aigrasseux de poiriers et pommiers



° Entretenir la sapinière (ne couper qu'après inspection et recommandations du sieur bailleur) et les fossés « fait faire neufs » qui l'entourent



° les preneurs la dernière année de ce bail pourront faire pacager leurs bestiaux dans le pâtureau derrière la maison jusqu'au jour de leur sortie … de Cruluet



Somme de 900 fracs en numéraire, plus 6 canards, 10 kilogrammes ou 20 livres de beure (en nature ou 60 centimes la livre) que les époux Loiseau … s'obligent de payer de prix de ferme à M.Rodays en deux paiements égaux à Pâques et à la Toussaint

Hypothèque : la closerie des preneurs située à la Coubeaudrie, Vernoil etc...

445


Signatures du bail en présence de Théodore Landry, serrurier, Urbain Renault de Parcé qui ont signé avec M. Rodays, sauf les époux Loiseau qui ne savent signer.

527/280

01/12/1833

Transaction Rodays /Michel Girard de « La Bouée » Vernoil

282/284

23/02/1837

Affaire Rodays et les frères Louis et Urbain Verneau concernant un fossé aux « Champs Gaillard »

127/138

05/02/1839

Bail à ferme de La Loge de Courléon Rodays/Vesnier

476

19/11/1845

Bail à ferme à Danger par M. Rodays à Joseph Samson

428/436

13/10/1859

Vente par M. et Mme De Lamotte de Règes aux époux Mandroux de la ferme de Crulhuet (4) en Vernoil pour 25000 francs (2) Me Martin notaire à Vernoil


Bâtiments consistant en l'habitation du fermier et en l'exploitation des terres, cour, jardin (cadastre de 1135 à 1136 de la section C), contenant 72 ares 50


° Le « pré devant » de 63 ares (cadastré 1134)

° Le Grand pré d'un hectare 77 (cadastré 1133)

° La « pasture aux chesnes » 1 ha 31 (1131)

° Le Pâtis Gain (pré = pâtis) 15 a (1118)

° Le champ du moulin 95 a (1110)

° Pâtis du même nom en petite futaie 22 a (907)

° La Roberie 3 ha 50 (967)

° Le patureau du Clos 24 a 60 ca (968)

° Terre du même nom de 34 a environ (969)

° Le Clos carré terre de 88 ares (966)

° Le grand jardin terre de 87 a (971)

° Le champ de derrière 33 a (1137)

° La pâture du même nom 1 ha 4 (1138)

° Le bout d'un patureau pâtis 13 a (1139)

° Le pré fermé 64 a (1140)

° La futaie assier de quelques arbres

° Une parcelle de terre contenant environ 20 a 90 ca (1172-1175) à partir des biens vendus au droit de la futaie à aller rendre au chemin des Guillières. Cette portion est destinée par les acquéreurs à prolonger un chemin partant de la cour de Crulluet et dont le milieu est fixé à l'endroit où est placé le troisième peuplier à aller rendre au chemin des Guillières passant à environ 12 mètres 40 cm du coin nord-est de la vigne.

La parcelle aura 10 mètres de large sur les deux côtés, les acquéreurs feront sur leur terrain un fossé d'un mètre cinquante cm au moins de largeur. Total : 1 ha 63 (à partir du pré fermé ci-dessus, chapitre 432) . Les acquéreurs auront sur le chemin un droit de passage sur les lieux conservés par les vendeurs. 20 a 96

Total de la contenance des biens jusqu'ici mentionnés : 31 hectares 80

Les parcelles cadastrées 1174 1173 1175 1195 au nord-est seront réservées par les vendeurs (20 ha 20 a)


Propriété :

Les biens vendus appartiennent à Mme de Lamotte comme donataire de Mme Marie Héard de Boisimon (4), veuve de Monsieur Pierre Léonce Rhodais demeurant en sa terre de champagne commune de Vaudelnay-Rillé et comme lui étant échu par le partage faisant suite à cette donation ainsi qu'il résulte d'un acte reçu par Me Lamarque notaire à Doué à la date du 27/09/1849

Ils appartenaient à Mme veuve de Rhodais pour les avoir recueillis dans les successions de ses père et mère décédés depuis longtemps.

M. et Mme de Lamotte s'obligent solidairement à apporter aux acquéreurs ...(la confirmation de la présente vente par) la main levée avec désistement du droit de privilège que peut avoir sur le bien vendu Mme de Rhodais en vertu du partage anticipé reçu par Me Lamarque.


Conditions et transcription : (habituelles)


Acte enregistré le 20/10/1853


406/418

28/02/1854

Vente de la métairie de La Loge (Parçay) à Eugène Pierre Léon de Rodays, frère et beau-frère de M. et Mme de Lamotte, par cette dernière (lettre entre notaires le 06/06/1871) pour 40000 francs.


cotes


111J5





111J24


111J53/55


111J56

Relevé dans le fonds Frizon de Lamotte :


1/ La Roche-en-Parçay propriété de René de Jousseaume sieur des Colombiers sur Linières 11/08/1641. Gros litige concernant l'attribution des places dans l'église


2 / La marquise de Fonville était la dame des Mortiers en 1670 à Parçay


3 / Seigneurerie de Cruluet


4 / Les De Ver de Courléon étaient alliés aux Héard de Boisimon (une grande famille noble). Un certain Ester de Ver en 1133 . (un lieu-dit Bignon de Vert ...)


5 / Les Lespinay de Courléon (1223-1660) étaient alliés aux De Ver

Catherine de Lespinay épousa René Devaurimaire le 04/09/1651


Notes :

1 / Mesures et monnaie de compte :


1 septier : 1/6 de la conge romaine soit 120 litres ou 8 boisseaux. Unité de compte la plus courante en Anjou. Patronyme répandu dans le Baugeois.

1 boisseau = 12 litres soit 144 poignées 

1 mine mouture = 6 boisseaux ; le meid de bled = 12 septiers soit 4 de froment, 4 moteil et 4 d'avoine


La livre tournois1 (parfois écrit « livre Tournois », abrégé L, liv., lt, ₶, ou £) est une ancienne monnaie de compte française valant 240 deniers ou 20 sous, frappée originellement à Tours et qui fut utilisée en France sous l'Ancien régime. Elle remplace progressivement la livre parisis à partir du xiiie siècle mais ne devient l'unique monnaie de compte qu'en 1672. Elle disparaît au moment de la création du franc français en 1795.

Il y avait l'unité de compte ; livre, sou, denier et l'unité de règlement en monnaie trébuchante : louis (après 1640), écu (= 3 livres), liard (= 3 deniers)

Le louis tournois : Henri IV rétablit la livre- et deniers (= 3,2 gr d'or fin = 65 sous et 75 sous en 1643. En 2006, le gramme d'or était évalué environ 10,6 euros.


1 franc en 1859 valait 1,99 euro en 2006


2 / « rente non inféodée » non assujettie (par exemple à un vassal, un seigneur). « inféoder » = donner une « terre pour être tenue en fief »


3 / Le prieuré de Puiset dépendait de l'abbaye de Bourgueil depuis au moins le XIème siècle. Aremburge du Puiset en Beauce épousa, en 1037, Rivallon 1er de Dol, fils présumé de Hervé LE CHAT, lui-même frère de Gausbert CATTUS (chat en latin), souche ancestrale probable des LECHAT de Vernantes, notamment.

Jusqu'en 1107, l'évêque Baudry de Dol, cousin de la parentèle Cattus, fut abbé de l'abbaye de St Pierre de Bourgueil. En 1109, de retour de Rome où il venait d'être promu archevêque de Dol, il s'arrêta à l'abbaye de St Florent de Saumur probablement pour remercier de son soutien décisif l'abbé Guillaume Cattus, fils aîné du seigneur de Dol-Combour Rivallon, et cousin germain d'un autre Guillaume Cattus, le non moins très influent abbé de l'important monastère de Marmoutiers de Tours, petit-fils de Gausbert et frère de Geoffroy (né 1060/1062), branche ancestrale présumée des LECHAT de Vernantes .


On peut donc penser que le fief de Cruluet fut la possession de la très importante famille du Puiset-de Dol-Combour par l'intermédiaire de l'abbaye de Bourgueil, depuis au moins le XIème siècle.


Il est étonnant de faire le rapprochement entre les CATTUS/LE CHAT de Dol, l'existence d'une parentèle Lechat à Vernoil et à Vernantes à la fin du XVIème siècle, et l'acquisition de la closerie de Crulhuet par la famille HUARD-MANDROUX en 1859 qui devint le berceau de la famille GOUJON-HUARD en 1956 par le mariage de Gilbert Goujon avec Claudine Huard dont la famille est implantée depuis fort longtemps au lieu-dit « Le Vieux Carrois » « La Pelouze » et « Mortier-Grand » très proches de Cruluet.


4 / Apparition d'une nouvelle orthographe de CRULHUET ?


Non. En effet,cette orthographe existait déjà sur le cadastre napoléonien de 1826 . Sur la carte de Cassini d'avant 1789 il s'écrivait « Crulué » (dans le Baugeois, on a tendance à fermer les sons, à prononcer la terminaison « et » comme un « é », par exemple « béret » se prononce « béré », alors que l'on devrait dire « bérè », « lé » pour « lait ». Par contre, les habitants de Vernoil disent « Puisette » pour « Puiset », « Mariette » pour « Mariet », « Le Chat » pour l'homme et « La Chatte » pour la femme etc...


Le patronyme HUET était/est très répandu en Anjou, de-là à penser qu'il remplaça probablement le « UET » de Crul(l)uet, le « h » étant une lettre muette...


« Cruluet » est très certainement l'orthographe d'origine du moulin en vieux français. De part la prononciation, on acceptait sans doute deux « l ». et on devait probablement prononcer « Crouluet » (c'est-à-dire « Croulué », le son « ou » étant plus sourd, plus fermé, que le son « u »...On devait insister davantage sur la première syllabe « Crou » que sur la seconde « lué »)


De même, dans le haut Moyen-Age cela devait s'écrire « Cruleth » (en vieil anglais la terminaison en « th » était celle des verbes (notamment à la 2ème personne) comme dans la bible ou dans Shakespeare. Puis on transforma « th » en « ed » ou tout simplement en « t ». Puis, la terminaison « leth » se déforma oralement en « lué » et en « luet » par écrit. Traduction moderne : cruled/cruel). Claudine Huard, épouse de Gilbert Goujon, nous a confié en 2018 qu'elle a toujours entendu dire que « Crulhuet » venait du mot « Cruel »...


Explication possible :


Dans le Vieux Testament on évoque « Job ...fainting crulleth before him.. » Traduction possible : « Dès qu'ils le virent les hommes s'évanouirent de terreur... ». Dans ce sens, « crulleth » ferait penser à « s'écroulèrent » ou « cruellement » « terrifiés ».


Dans le chapitre 1er, Job, l'homme droit et bon, fut l'objet d'un échange peu amène entre l'Eternel et Satan, ce dernier prétendant que Job ne craignait pas Dieu mais le maudissait plutôt ainsi que ses fils...

 « Un grand vent est venu de l'autre côté du désert, et a frappé contre les quatre coins de la maison; elle s'est écroulée sur les jeunes gens, et ils sont morts.  Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête; puis, se jetant par terre, il se prosterna, Trois amis de Job, Eliphaz de Théman, Bildad de Schuach, et Tsophar de Naama, apprirent tous les malheurs qui lui étaient arrivés. Ils se concertèrent et partirent de chez eux pour aller le plaindre et le consoler ! 12 Ayant de loin porté les regards sur lui, ils ne le reconnurent pas, et ils élevèrent la voix et pleurèrent. Ils déchirèrent leurs manteaux, et ils jetèrent de la poussière en l'air au-dessus de leur tête. 13 Et ils se tinrent assis à terre auprès de lui sept jours et sept nuits, sans lui dire une parole, car ils voyaient combien sa douleur était grande. » .


Relevé sur internet :


GameSpy  giveth, and – years later – it shutteth down due to the cruleth realities of modern busineth practices and, in doing so, taketh away. The list of games affected  by said untimely (but also kinda timely) demise is long and prone to billowing ominously in the wind, and we still don’t know what exactly will happen to a number of those trapped in its server purgatory. Sometimes, though, no news is good news. Case in point: it turns out that Crysis 1 and Crysis 2  won’t be coming back online after GameSpy goes 


Dans les jeux videos modernes, « CRULETH » est apparemment un personnage cruel, effrayant, un démon chassant des « victimes expiatoires » (en latin « luet » signifie expier).


Les moines de Bourgueil ont probablement traduit « cruleth » par « cruluet » en vieux français aux XIème et XIIème siècles. Ce lieu près du ruisseau de Pont-Renault devait être marqué par une malédiction, par un personnage cruel, un lieu expiatoire proche du Prieuré de Puiset qui devait se trouver à l'emplacement de l'actuel lieu-dit « Puiset », rue de Puiset, à Parçay-les-Pins.


b/ On a vu que, dans les actes, la boucle finale recourbée pouvait se prolonger pour former le « u », ressemblant à « ou », ce qui prêta sans doute à confusion dans l'écriture du nom sous la forme de « Croul(l)uet ». Et puis, il y avait l'influence de l'accent du terroir baugeois de la plupart des paysans qui ne savaient ni lire ni écrire.


On peut en conclure que « Crulué » est devenu « Crulhuet » au tout début du XIXème siècle.


Et voilà ! Il faudra attendre 1875 pour que l'orthographe des patronymes soit définitive. Ce fut donc CRULHUET


5 / Redevances, rentes à la fabrique de Vernoil :


Aux Xème et XIème siècles, il y avait les « parentés indigènes », puissants vassaux/vavasseurs, pour la plupart d'une dynastie ecclésiastique bien établie, composée de prêtres nicolaïques et simoniaques (mariés, concubins ou célibataires) qui « partageaient des droits héréditaires » sur les églises et les cimetières, lieux d'asile sacrés. Avec la réforme grégorienne qui débuta en 1059, la structure sociétale du régaire de Dol-Combourg, par exemple, dans les Côtes d'Armor actuelles,va subir de profonds changements sous l'impulsion des moines des deux puissantes abbayes de Saint-Florent-de-Saumur et de Marmoutier de Tours dont le rôle va devenir prépondérant. En effet, les parentés d'héritiers constituées de milites, chevaliers, clercs ou laïcs furent amenées, peu à peu, avec plus ou moins de résistance, à céder leurs droits héréditaires aux moines de ces deux abbayes concurrentes.



Fervents défenseurs de la réforme de Grégoire VII, ils restituèrent leurs droits sur des églises et cimetières avec d'autant plus de facilité que certains de leurs membres appartenaient à tous les niveaux de la hiérarchie ecclésiastique : vicaires, prieurs, clercs, et même abbés de Saint-Florent-de-Saumur, d'implantation rurale, et de Marmoutier, d'implantation castrale. Sous la pression grandissante de la réforme grégorienne, l'écart s'est creusé, par exemple, entre les Domini du château de Combourg et les milites qui se mirent à contester certaines donations (comme Thomas Le Chat dit Boutier, litige 1099-1132) et à construire des mottes féodales en dehors des paroisses, comme les Le Chat au "Plessis-au-Chat" près de Dingé, en Côtes d'Armor, pour échapper à l'encadrement ecclésiastique.


C'est ce qui arriva probablement à Vernoil au XIème siècle : Les seigneurs et vassaux de la région furent contraints de céder leurs droits sur l'église et le cimetière de Vernoil. Par contre, la fabrique de l'église de Vernoil reçut des rentes foncières « non inféodées » des seigneurs de Courléon qui durent construire leur château (de Courléon Le Lige) en-dehors des domaines régis par les moines de Bourgueil, pour éviter d'être soumis à leur tour aux règles du clergé, auxquels ils redevaient des rentes chaque fois que des terres ou biens immobiliers étaient vendus ou loués (baux de ferme).


6 / Le prieuré et la seigneurie de Puiset (complément) :


Définition : PUISET : Du latin puteus, « trou, fosse », « gouffre, fosse très profonde », « puits d’eau vive » ou même « puits de mine » et du diminutif -ittum. Son sens s’est ensuite étendu au « trou creusé pour atteindre une nappe d’eau souterraine ».


A Vernoil, près de l'église se trouve un prieuré dont la création n'est mentionnée dans aucune charte de Bourgueil, mais on le dit « du XVème siècle ». Il était alors habité par les moines bénédictins de Vendôme en l'an mil[réf. nécessaire]. (datation inconnue)« Une porte sculptée permet l'entrée de la tourelle. Son toit d'ardoises, les fenêtres à meneaux du corps de bâtiment, tout en tuffeau, forment un ensemble très agréable ».


Or, dans les baux de ferme mentionnés dans le Fonds Frizon de la Motte, le prieuré de Puiset existait en mars 1535 et 1545 (versement de rentes à l'abbaye de Bourgueil) donc postérieurement à celui de Vernoil. Il existait donc deux prieurés à Vernoil au XVème siècle : l'un près de l'église et l'autre, dans « la seigneurerie de Puiset » située sans doute au lieu-dit du « Puiset ».



18/07/1674 Isaac de Champagné, propriétaire de Cruluet reconnaît devoir une rente foncière à la seigneurerie de Puiset.


05/012/1772 : Bail à ferme de Danger, situé près de Cruluet. Gabriel Foucque le jeune devra verser une rente au « révérend de l'abbaye du Loroux » de Vernantes. Plus aucune trace de rente reçue par le prieuré de Puiset après 1772.


On en déduit que ce dernier n'existait plus (fut probablement détruit entre 1674 et 1772) et que Danger dépendait dorénavant de l'Abbaye du Loroux.


L'abbaye de la Trinité de Vendôme fut fondée par Geoffroy II Martel (1006-1060), comte de Vendôme. d'Anjou en 1040 puis de Tours en 1044. La légende raconte que le comte vit trois étoiles tomber dans un puits, y voyant là un signe divin, il décida d'ériger à cet emplacement une abbatiale. Il était le fils de Foulque III Nerra, comte d'Anjou.



Les seigneurs de Puiset portaient : d'argent, au lion de gueules, armé et lampassé d'or. Ils avaient des armoiries identiques à celles des comtes de Poitiers et des ducs de Limbourg.


La ville de Vendôme a les mêmes armoiries que celle de Puiset (située à environ 80 kms au nord-est), des vicomtes de Breteuil-Puiset, de la famille d'Aremburge, épouse de Rivallon 1er de Dol


Le Prieuré de Vernoil créé au XVème siècle était habité par les moines bénédictins de Vendôme. Nous pensons qu'avant lui, un certain prieuré de Puiset existait à l'emplacement probable de la « rue de Puiset » près de la ferme du même nom, non loin de Crulhuet, à l'époque de Geoffroy II Martel, fils de Foulque III Nerra, comtes d'Anjou et de Vendôme. Il fut probablement créé par les moines bénédictins de Vendôme au XIème siècle. Le lien Puiset-Vendôme-Vernoil nous paraît évident. Aucune charte ne mentionne le prieuré de Puiset situé à Vernoil, notamment celles de l'abbaye de Bourgueil (certaines furent perdues lors d'un incendie). Peut-être était-il de faible importance ?


On peut en conclure que le prieuré de Puiset fut probablement créé par Geoffroy Martel et dépendait bien de la famille des vicomtes de Breteuil-du Puiset en Beauce.


La « closerie de Crulhuet »; est actuellement composée de deux fermes juxtaposées. Celle de Gilbert Goujon, en ruines vers 1960, située du côté de l'ancien « moulin à bled » disparu mais qui existait près de la retenue d'eau que l'on observe aujourd'hui à gauche du chemin d'accès à la ferme, était jadis entourée de « douves » et de grands fossés dont la plupart furent comblés au fil des siècles. Au XIème siècle, Crulhuet fut probablement le théâtre d'un événement tragique dont le souvenir a été transmis jusqu'à nos jours par la signification cachée de son nom...